A Bruxelles, la planète Europe est décidément un monde à part. Dans ces quelques rues entre la place Schuman et la place Luxembourg, on n’est plus tout à fait en Belgique, en Flandre ou en Wallonie, ni même en France ou en Allemagne. Nous sommes sur une autre planète. La planète Europe.
Du Letton à l’Italien, en passant par le Hongrois, le Serbe ou le Danois… toutes les langues du continent s’y pratiquent. Et les habitants de cette « planète » jonglent, à dessein, des idiomes différents, sautant les barrières linguistiques, sans encombre, voire avec plaisir.
Une conversation peut ainsi très bien commencer en français, puis se poursuivre en allemand. Et les conversations sont souvent codées avec des termes incompréhensibles (Coreper, point A, informelle…) du commun des mortels
Une conversation peut ainsi très bien commencer en français, puis se poursuivre en allemand. Et les conversations sont souvent codées avec des termes incompréhensibles (Coreper, point A, informelle…) du commun des mortels
Ici, dans ces quelques pâtés de maisons, ont élu domicile la plupart des institutions européennes mais aussi les ambassades des 27 (les représentations permanentes) et les autres, la presse internationale, les offices des consultants et lobbys en tous genres… Bref ce qui est utile au fonctionnement de l’Union européenne.
Toutes les sonnettes ou tous les bâtiments sont ornés du drapeau européen. Et ce petit monde à l’allure bizarre et au pas toujours pressé forme un véritable microcosme avec ses lieux de prédilections, ses habitudes, etc. Le pub du jeudi pour les Britanniques, le café du matin pour les Italiens, le déjeuner en longueur pour les Français ou tardif pour les Espagnols.
Mais au niveau vestimentaire, la planète Europe s’est uniformisée… : costume sombre pour les hommes, tailleur pour les femmes. Pour adopter un style décontracté, la fantaisie est limitée : l’homme fait tomber la cravate ou la femme porte un élément de couleur. Dès qu’on aborde des tons vifs, cela devient suspect ou révolutionnaire.
Sur la « planète Europe », tout est fait pour ne pas forcer les habitants à aller ailleurs, « en ville ». Banques, fleuristes, médecins, on trouve de tout… Le kiosque à journaux a la presse internationale – y compris des pays les plus lointains – quitte à les reproduire avec une imprimante laser.
Le « bar du coin » s’est également adapté à ce foisonnement de nationalités: « pub irlandais », « pasta italiennes » « bistro parisien ». Le comble du chic étant la bière à quatre Euros et le plat du jour à 14 euros minimum…
Ici, la campagne électorale européenne prend tout son sens et son intérêt. Tous les ressorts et rouages de l’Europe sont connus, son utilité présente dans tous les esprits, les personnes qui s’y présentent, on peut les croiser à chaque instant, dans une salle de réunion, un bar ou un parc. Et l’essentiel du travail de chacun est rythmé par cette échéance électorale qui amène un ralentissement général de l’activité…
Panneaux géants sur la Place du Luxembourg, slogan aux couleurs de partis politiques qui barre toute la rue Belliard, c’est certainement un des seuls en droits de la ville, et même du continent, où la proximité de l’événement est rappelée à chaque vitrine ou chaque coin de rue…
Toutes les sonnettes ou tous les bâtiments sont ornés du drapeau européen. Et ce petit monde à l’allure bizarre et au pas toujours pressé forme un véritable microcosme avec ses lieux de prédilections, ses habitudes, etc. Le pub du jeudi pour les Britanniques, le café du matin pour les Italiens, le déjeuner en longueur pour les Français ou tardif pour les Espagnols.
Mais au niveau vestimentaire, la planète Europe s’est uniformisée… : costume sombre pour les hommes, tailleur pour les femmes. Pour adopter un style décontracté, la fantaisie est limitée : l’homme fait tomber la cravate ou la femme porte un élément de couleur. Dès qu’on aborde des tons vifs, cela devient suspect ou révolutionnaire.
Sur la « planète Europe », tout est fait pour ne pas forcer les habitants à aller ailleurs, « en ville ». Banques, fleuristes, médecins, on trouve de tout… Le kiosque à journaux a la presse internationale – y compris des pays les plus lointains – quitte à les reproduire avec une imprimante laser.
Le « bar du coin » s’est également adapté à ce foisonnement de nationalités: « pub irlandais », « pasta italiennes » « bistro parisien ». Le comble du chic étant la bière à quatre Euros et le plat du jour à 14 euros minimum…
Ici, la campagne électorale européenne prend tout son sens et son intérêt. Tous les ressorts et rouages de l’Europe sont connus, son utilité présente dans tous les esprits, les personnes qui s’y présentent, on peut les croiser à chaque instant, dans une salle de réunion, un bar ou un parc. Et l’essentiel du travail de chacun est rythmé par cette échéance électorale qui amène un ralentissement général de l’activité…
Panneaux géants sur la Place du Luxembourg, slogan aux couleurs de partis politiques qui barre toute la rue Belliard, c’est certainement un des seuls en droits de la ville, et même du continent, où la proximité de l’événement est rappelée à chaque vitrine ou chaque coin de rue…
Sophie Petitjean et Nicolas Gros-Verheyde
Après des études à Paris, Nicolas Gros-Verheyde est parti en reportage dans plusieurs pays d'Europe de l'Est dans les années 1990. Il est spécialiste des questions européennes, correspondant pour France-Soir puis pour Ouest-France, responsable des Dossiers et enquêtes à l'agence de presse Europolitique (Bruxelles).
Sophie Petitjean est jeune diplômée de l'IHECS (journalisme européen) à Bruxelles. Elle collabore à l'agence de presse européenne Europolitique et à la radio publique Vivacité (RTBF).
Sophie Petitjean est jeune diplômée de l'IHECS (journalisme européen) à Bruxelles. Elle collabore à l'agence de presse européenne Europolitique et à la radio publique Vivacité (RTBF).




