Nommé officiellement premier président du Conseil européen le 1er décembre dernier, Herman Van Rompuy prend réellement ses fonctions ce vendredi, après un mois de préparation au cours duquel il s’est tenu volontairement en retrait, tout en effectuant une tournée dans plusieurs pays membres de l’Union (photo) pour y demander aux dirigeants ce qu’ils attendaient de lui.
L’Union européenne inaugure ce 1er janvier une direction bicéphale, incarnée d’une part par le président permanent Van Rompuy, et d’autre part par une présidence tournante de 6 mois par pays. Elle passait ce vendredi à l’Espagne, avant de revenir à la Belgique dès le 1er juillet prochain. Ces pays devront se charger de tous les domaines autres que les réunions de chefs d’Etat et de gouvernement - du ressort d’Herman Van Rompuy - et les Affaires étrangères - de la responsabilité de la Britannique Catherine Ashton.
Dans sa nouvelle fonction, Herman Van Rompuy devra présider les réunions formelles et informelles des dirigeants des Etats membres et du président de la Commission européenne, José Manuel Barroso.
Mais le Belge devra aussi assurer la préparation et la continuité des projets européens, tout en représentant l’UE à l’étranger, dans les domaines de la politique étrangère et de sécurité commune.
"Nouvelle stratégie pour stimuler la croissance économique"
Dans une interview accordée à la télévision publique flamande VRT, Herman Van Rompuy a affirmé que tous les pays de l’Union s’inquiétaient de leur avenir économique, alors que les spécialistes ne prédisent qu’une croissance de 1% maximum de l’économie en 2010.
« Nous devons stimuler la croissance économique. C’est la priorité absolue pour les 6 mois à venir. Avec une nouvelle stratégie pour l’Europe - on l’appelle la « stratégie 2020 » -, nous voulons que notre prospérité reste finançable », déclare le nouveau président de l’Union.
Le 11 février, Van Rompuy organisera un sommet extraordinaire pour négocier cette stratégie. Il souhaite obtenir davantage de résultats que des accords informels.
« Nous ne devons pas créer des attentes trop importantes et avoir des objectifs trop ambitieux. Il faut aller pas à pas dans la bonne direction. Cette méthode, qui a donné des résultats en Belgique, doit aussi utilisée au niveau européen », conclut l’ancien Premier ministre belge.





